Hôtel Carnavalet : le plus parisien des musées

Surnommé « le plus parisien des musées », écrin prestigieux pour près 600 000 œuvres, l’Hôtel Carnavalet est un passage incontournable si l’on veut tout connaître de l’histoire de Paris.

Le Musée Carnavalet est le lieu à visiter si l’on veut tout savoir sur l’histoire de la capitale, depuis ses plus lointaines origines jusqu’à nos jours. Doyen des musées municipaux, installé en 1880 dans le plus célèbre hôtel de la Renaissance, le Musée Carnavalet est l’un des plus anciens hôtels du quartier du Marais, lui même secteur sauvegardé depuis 1965.

Le Musée, auquel a été rattaché l’hôtel voisin Le Peletier de Saint-Fargeau, s’étend sur trois sites : l’Hôtel Carnavalet, la Crypte archéologique du Parvis de Notre-Dame, et les Catacombes.

Dans un cadre architectural remarquable, le visiteur est invité à découvrir le « Roman de Paris », au fil d’une centaine de salles, aux décors reconstitués du 17e au 20e siècle,  et des jardins où prospère un millier d’espèces végétales. Le musée vous propose de vous intéresser à l’évolution des intérieurs parisiens, vous plonge dans l’histoire des révolutions, vous permet de vous immiscer dans l’intimité des Parisiens illustres (Paul Léautaud, Marcel Proust, Mme de Sévigné…).

Sur une superficie de 10 000 m2, l’Hôtel Carnavalet présente : vestiges archéologiques, enseignes parisiennes d’autrefois, peintures, sculptures, photographies, mobilier, une multitude d’objets d’art, vues de Paris, souvenirs de célébrités, témoignages de la vie quotidienne à Paris… Au total, ce sont près de 600 000 œuvres qui vous dévoilent la petite et grande histoire de la capitale.

Le Musée Carnavalet, qui est aussi le conservatoire des grands décors parisiens, a même son atelier de restauration qui préserve et met en valeur les collections du Cabinet d’arts graphiques. Un cabinet qui a lui seul représente une collection de près de 500 000 œuvres classées selon quatre thèmes : histoire, topographie, mœurs et portraits.

Le Musée Carnavalet abrite le plus important ensemble de collections de la Ville de Paris, mais présente aussi des expositions temporaires, toujours sur le thème de l’histoire de Paris et en lien avec les collections  permanentes.

Plus d’infos sur le site officiel de l’Hôtel Carnavalet : www.carnavalet.paris.fr/

(© photo : Daderot)

Festival « Paris Quartier d’été » : les arts dans la ville

Musique, danse, cirque, théâtre… Pour son édition 2013, le Festival culturel « Paris Quartier d’été » propose des rendez-vous exceptionnels dans la capitale mais aussi en banlieue. Rendez-vous du 14 juillet au 11 août.

C’est une 24e édition riche en rencontres culturelles et en émotion que propose le Festival Paris Quartier d’été à partir du 14 juillet. La programmation est éclectique et il y en aura pour tous les goûts et toutes les cultures. Musiciens, danseurs, comédiens, clowns… Près de 200 artistes sont attendus dans près de 30 sites de Paris et sa banlieue.

L’un des rendez-vous phare de cette année sera le spectacle Symphoca Princess Bari, présenté avec le soutien notamment du ministère de la Culture, du Tourisme et des Sports de la Corée du Sud. Une première en France que cette œuvre flamboyante, sortie de l’imagination de la créatrice atypique, Eun-Me Ahn. Dans ce théâtre éphémère, danse, musique, décors, costumes et dramaturgie se répondent et se complètent. Aussi traditionnel que pop, Symphoca Princess Bari déploie des trésors d’inventivité chorégraphique et formelle pour mieux inscrire dans l’époque moderne une épopée millénaire.

De la place de la République à Bercy, du musée de Cluny à Pantin, en passant par Belleville, Aubervilliers, Gennevilliers… et une foule d’autres lieux, le festival pose ses valises pour une centaine de représentations, dont beaucoup seront gratuites.

Déjà plus d’un million de spectateurs

Créé en 1990 par Patrice Martinet, sous l’impulsion du ministre de la Culture de l’époque Jack Lang, le Festival Paris Quartier d’été avait pour missions de redonner à Paris un rôle de capitale internationale des arts, d’animer la ville pour les touristes et les parisiens qui ne partent pas en vacances, et de proposer des évènements culturels hors du commun.

C’est aujourd’hui chose faite et bien faite. D’autant que le festival a été fondé sur de jolies valeurs dont l’édition 2013 sera une nouvelle fois une digne représentante : « rechercher avant tout la mixité, le  croisement des cultures et des êtres, la conciliation de l’avant-garde  et du populaire, avec une programmation où le monumental peut côtoyer le délicat, où de jeunes compagnies atypiques figurent au même titre que des artistes consacrés, où on peut jouer dans un musée comme dans un  jardin de banlieue, dans des ors comme dans des usines ».

Depuis sa première édition en 1990, Paris quartier d’été a organisé plus de 2000 représentations dans 150 lieux différents de la capitale, réunissant plus d’un million de spectateurs.

Plus d’infos : www.quartierdete.com/

Illustration : Symphoca Princess Bari (© photo : Paris Quartier d’été)

Musée du Parfum : les essences à travers l’histoire

Le Musée du Parfum, ouvert en 1983 par la Maison Fragonard dans le 9e arrondissement de Paris, vous conte l’histoire enivrante du parfum et de ses techniques de fabrication à travers les siècles.

Situé tout près de l’Opéra Garnier, le Musée du Parfum, baptisé plus communément Musée Fragonard, a pour écrin un splendide hôtel particulier de style Napoléon III, dans lequel les visiteurs peuvent découvrir une collection impressionnante d’objets de parfumerie de l’Antiquité à nos jours.

La découverte de ce musée privé est passionnante. Des premiers parfums de l’Antiquité, obtenus en brûlant du bois, en passant par les premiers parfums liquides pendant la Renaissance, les eaux de senteurs… jusqu’à la parfumerie moderne et l’arrivée au 19e siècle de nouvelles découvertes scientifiques et techniques… Tous les secrets de la parfumerie à travers les âges vous sont dévoilés.

Au fil de votre visite, vous pourrez admirer des anciennes bouteilles de parfum, des nécessaires de toilettes, des alambics pour la distillation à la vapeur d’extraits de parfums, un « orgue à parfum »… Vous pourrez également vous intéresser aux emballages en admirant les flacons de formes insolites (certains remontant aux civilisations égyptiennes, romaines ou grecques), des pots à pommades ou autres brûle-parfums réalisés par les verriers, cristalliers et orfèvres qui rappellent au visiteur que le contenant est aussi important que le contenu.

Une large place est bien sûr réservée au XXe siècle, où le parfum fait de plus en plus rêver, où il est associé à des créations artistiques, et où les grands couturiers tels Chanel, Dior, Lanvin… commencent eux aussi à étendre leur activité à la parfumerie.

Ici, la décoration est à couper le souffle. Plafonds peints, parquets, cheminées et lustres datent de la création de l’immeuble dont une grande partie est classée.

La visite de ce prestigieux musée est gratuite et guidée.

Plus d’infos sur le site officiel du Musée : http://www.fragonard.com/

(© photo : Musée du Parfum-Musée Fragonard)

Moulin Rouge : Féerie dans un lieu mythique

Il est l’un des emblèmes des nuits parisiennes. Le Moulin Rouge, renommé dans le monde entier, illumine  la capitale de ses soirées féeriques depuis plus de 120 ans.

Situé sur le boulevard Clichy, dans le 18e arrondissement de Paris, au pied de la Butte Montmartre, Le Moulin Rouge et ses ailes flamboyantes sont célèbres dans le monde entier. Cabaret parisien fondé en 1889 dans le but de permettre aux plus riches de venir s’encanailler dans un quartier à la mode, il est rapidement devenu le symbole de la Belle Époque et du « Divin chahut parisien », en accueillant aussi bien des employés, des bourgeois, des hommes d’affaires, des touristes…

Depuis, les spectacles parfois extravagants d’autrefois ont laissé place à des somptueuses revues, comme la revue « Féerie », actuellement à l’affiche. Pas moins de 80 artistes, dont 60 Doriss girls, venus du monde entier, parés de 1000 costumes en plumes, strass et paillettes, des numéros exceptionnels, des décors somptueux aux couleurs chatoyantes… respectent brillamment l’esprit du Moulin Rouge. D’autant qu’aux chanteurs, cascadeurs, animaux, attractions, s’ajoute le fameux et célèbre French cancan.

Un spectacle enivrant, avec plumes, strass et paillettes, dans ce haut-lieu de la fête parisienne composé de plusieurs tableaux, à apprécier sans modération. Tandis que dans la splendide salle Belle époque, sur les tables, chaque petite lampe rouge, emblème du lieu, illumine la cuisine des chefs de la maison Dalloyau.

Le Moulin Rouge fait de nouveau dans l’excellence et vous assure une soirée de rêve dans ce lieu mythique qui a accueilli des artistes qui ont fait la gloire de ce lieu de légende : Toulouse-Lautrec, La Goulue ou Valentin le désossé, et plus tard, Mistinguett, Jean Gabin, Piaf, Sinatra ou encore Liza Minelli.

Aujourd’hui plus que jamais, Le Moulin Rouge est « une sphère hors du temps qui ne connait ni la nuit, ni le jour, ni le temps qui passe… »

Plus d’infos sur le site officiel du Moulin Rouge : www.moulinrouge.fr

(© photo : Wauquiez)

Visite insolite : découvrez les coulisses de la Tour Eiffel

Symbole de la France, connue dans le monde entier, la Tour Eiffel se dresse majestueusement au cœur de Paris. Les visiteurs peuvent se contenter d’y monter, admirer le panorama exceptionnel… et redescendre. Mais il existe une façon bien plus insolite et instructive de visiter le prestigieux monument : en découvrant son histoire à travers ses coulisses.

Qui aurait pu prédire qu’une tour de fer de plus de 300 m de haut et pesant un peu moins de 11 000 tonnes allait devenir le symbole de la France ? Aujourd’hui, la Tour Eiffel est le monument payant le plus visité au monde, et chaque année, plus de 7 millions de visiteurs convergent vers celle qui fut construite pour être la vitrine du savoir-faire technique français.

C’est en 1886 qu’un grand concours est lancé en vue de l’exposition universelle de 1889. Objectif pour les participants : « étudier la possibilité d’élever sur le Champ-de-Mars une tour en fer à base carrée de 125 m de côté à la base et de 300 m de hauteur ». C’est le projet de Gustave Eiffel qui est finalement retenu parmi les 107 propositions déposées. Les travaux dureront 2 ans, 2 mois et 5 jours. Une prouesse technique et architecturale pour l’époque. Dès l’ouverture, l’engouement du public pour la dame de fer est immédiat. Elle devient rapidement l’emblème de Paris.

Les petits secrets d’une grande dame

Mais si vous voulez vraiment tout savoir sur l’histoire de la Tour Eiffel, une visite insolite et passionnante des coulisses est organisée en marge de la visite traditionnelle. Comme pour découvrir la grande histoire de cette incroyable construction en regardant par le petit trou de la lorgnette.

Lors de cette visite passionnante en backstage, vous serez guidés par un conférencier qui vous parlera des aspects les plus insolites de la Tour Eiffel, vous contera des dizaines d’anecdotes, vous dévoilera les petits secrets de la grande dame de fer.

Le guide vous emmènera notamment dans le discret bunker, situé sous le Champ-de-Mars. Vous découvrirez la salle des machines qui depuis l’origine fait fonctionner les ascenseurs hydrauliques. En visiteur privilégié, cette balade en coulisses vous emmènera jusqu’au 2e étage de la Tour Eiffel, sur le toit du Restaurant Le Jules-Verne. Là, vous pourrez tout à loisir admirer un panorama exceptionnel sur Paris à 360°.

Cette  visite captivante et cet autre regard porté sur la Tour Eiffel vous démontrera le génie visionnaire de son créateur tant décrié à l’époque, Gustave Eiffel.

La Tour Eiffel est inscrite aux Monuments historiques depuis 1964 ainsi qu’au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991.

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(© photo : Tognopop)

Cité de l’Architecture : une vitrine internationale

Située entre la Tour Eiffel et le Trocadéro, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, vitrine internationale d’exception pour l’architecture française, a trouvé un écrin de choix au cœur du Palais de Chaillot, dans l’aile « Paris ».

Avec près de 22 000 m2, c’est le plus grand centre d’architecture du monde. La Cité de l’Architecture et du Patrimoine, née de l’association entre le Musée des Monuments français, l’Institut français d’architecture et l’Ecole de Chaillot, s’est fixée 6 missions essentielles : doter l’architecture française d’une vitrine internationale, faire connaître et aimer le patrimoine architectural français, former à l’architecture tous les publics, fournir des ressources aux  professionnels, aux historiens, aux chercheurs, promouvoir la création architecturale contemporaine, et tisser des liens étroits avec les entreprises.

Dans le musée, qui voyage entre tradition et modernité, les expositions permanentes occupent 8000 m2, scindés en trois galeries, au fil desquelles le visiteur peut découvrir l’architecture française du XIIe siècle à nos jours : la galerie des moulages,  la galerie des peintures murales médiévales et Renaissance, et la toute nouvelle galerie d’architecture moderne et contemporaine.

Le visiteur peut y flâner en découvrant l’architecture française au travers de sculptures, peintures, photographies, ouvrages, dessins,, multimédia, décors intérieurs, maquettes, cinéma, matériaux, art monumental, fresques, vitraux, tombeaux, urbanisme, manipulations interactives, cours publics, conférences, débats, colloques…

Pour tout apprendre de l’architecture

Au rez-de-chaussée, la galerie des moulages, le cœur des collections, présente plus de 350 moulages en plâtre et 60 maquettes d’architecture et de charpentes.  Le parcours, chronologique et topographique, propose un panorama de la sculpture monumentale française depuis la période romane au XIIe siècle jusqu’aux XVIIe et XVIIIe siècles.

La galerie des peintures murales  invite quant à elle à découvrir une centaine de copies de peintures murales emblématiques de l’art mural français du XIe au XVIe siècle. Les œuvres présentées sont des reproductions grandeur réelle, planes ou en volume, de peintures murales originales majeures de notre patrimoine. Chapelles, cryptes, voûtes, absidioles et autres fragments architecturaux ont ainsi été recréés en volume dans la galerie. Six reproductions à grandeur de verrières représentatives de l’art du vitrail en France du XIIe au XVIe siècle complètent cette rétrospective.

Troisième pôle important du musée,  la toute nouvelle galerie d’architecture contemporaine qui présente un panorama de l’architecture française de 1850 à nos jours. Vous pourrez y admirer une centaine de maquettes, des éléments de bâtiments, des dessins, documents numériques, photographies et films d’archives ainsi que des ouvrages illustrant l’extraordinaire évolution architecturale et urbaine de cette période.

Ne partez pas sans avoir vu la bibliothèque de la Cité qui met à votre disposition une collection unique sur l’architecture des XXe et XXIe siècles, la construction, l’architecture intérieure, le design, l’urbanisme, les sciences sociales appliquées à la ville, le paysage et les jardins. Le fonds de la bibliothèque est constitué de 39 000 livres, 500 titres de périodiques, 2 000 films documentaires et documents électroniques.

Cité de l’Architecture et du Patrimoine : Palais de Chaillot, 1, place du Trocadéro, 75016 Paris.

Plus d’infos 

(© photo : Dalbera)

Musée Jacquemard-André : sur les pas d’Eugène Boudin

Le Musée Jacquemart-André met en lumière la vie, le talent et les œuvres du peintre Eugène Boudin lors d’une exposition unique qui se tient jusqu’au au 22 juillet prochain. L’occasion  de s’intéresser aux différentes facettes de celui que Monet considérait comme son maître et l’un des précurseurs de l’impressionnisme.

Eugène Boudin fut l’un des premiers artistes français à poser son chevalet hors de l’atelier, à s’installer en plein air pour peindre les scènes de plage, des marines ou autres paysages. Au travers de son œuvre, le peintre emmène le visiteur dans ses voyages en Europe : de Honfleur, sa ville natale, à Venise, qu’il découvrira à la fin de sa vie, en passant par les plages mondaines de Trouville, la Bretagne, Bordeaux, Dunkerque, Rotterdam…

Aujourd’hui, le Musée Jacquemart-André rend un vibrant hommage à cet artiste voyageur en exposant une soixantaine de ses peintures, aquarelles et dessins. Une exposition unique qui a pu être réalisée grâce aux prêts exceptionnels accordés par de grands musées américains. Pour cette exposition, le Musée Jacquemart-André a également bénéficié du concours de musées étrangers, tels le Museo Thyssen-Bornemisza et le Musée national des beaux-arts du Québec, et du soutien des musées d’Art moderne André-Malraux du Havre et Eugène-Boudin d’Honfleur, qui possèdent les plus grands fonds d’œuvres de l’artiste en France.

Monet reconnaissait : « Je dois tout à Boudin »

 À la fin 1860, ce grand voyageur est l’un des seuls artistes français présent sur le marché de la peinture de marines où il remporte un succès considérable. Parmi ses admirateurs, Baudelaire, et Monet qui disait à la fin de sa vie : « Je dois tout à Boudin ». Parmi ses acheteurs,  des grands noms de la scène, comme Feydeau ou Tourgeniev, mais aussi des auteurs, comme Dumas-fils.

Eugène Boudin deviendra le maître incontesté des représentations de ciels, d’où le surnom que lui donnera Corot de « Roi des ciels », titre que Monet continuera de lui attribuer encore dans les années 1920. Mais Eugène Boudin ne s’est pas cantonné aux représentations de paysages, de ciels, de lumière, il a également retranscrit une vision poétique du quotidien.

Les amateurs américains se sont rapidement intéressés à Boudin. Dès 1896, il fait partie des peintres présentés lors de la grande exposition impressionniste organisée à New York. Voilà pourquoi ses plus beaux tableaux, se trouvent aujourd’hui dans des collections américaines.

Au cours de sa vie, Eugène Boudin aura peint près de 4 500 tableaux et laissé autant de dessins, pastels et aquarelles. Cette rétrospective est la première présentée par une institution française depuis la fin du XIXe siècle.

Exposition Eugène Boudin : Musée Jacquemart-André, 158, boulevard Haussmann, 75008 Paris.

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Illustration : Venise. Le quai des Esclavons le soir, la Douane et la Salute – 1895. Collection du Musée national des beaux-arts du Québec – © MNBAQ, photo : Patrick Altman

Fête de la musique : Paris donne de la voix

La Fête de la Musique battra son plein à Paris et dans toute la France le 21 juin prochain. Jazz, blues, rock, reggae, classique… la capitale va donner le « la » en s’animant de concerts en tous genres. Mais pas seulement. Le thème de l’édition 2013 étant « La voix », préparez vos cordes vocales !

« La Fête de la Musique de vive voix » : tel est le thème choisi pour être le fil conducteur de l’édition 2013 de la Fête de la Musique. A Paris, c’est l’un des évènements les plus festifs de l’année.

Cette fête joyeuse, populaire et spontanée a plusieurs vocations, dont celles d’encourager les musiciens amateurs à se produire gratuitement dans des espaces publics et de permettre au public de découvrir des musiques de genres très différents. L’un des principes fondamentaux de cette fête est d’ailleurs qu’elle soit une « célébration de la musique vivante destinée à mettre en valeur l’ampleur et la diversité des pratiques musicales, tant amateurs que professionnelles, dans tous les genres musicaux ».

La voix, instrument à part entière

Grandes avenues, petites rues, cours et jardins de tous les arrondissements vont donc résonner de concerts entièrement gratuits. Musiciens de tous âges, amateurs ou professionnels, grandes vedettes ou anonymes, se préparent déjà à investir la capitale. La manifestation phare sera un grand concert gratuit dans les jardins du Palais Royal avec notamment Brad Scott, Maissiat, Bertrand Belin et Camélia Jordana.

Cette année, le ministère de la Culture a choisi de mettre en avant la voix : « Puissante, grave, fragile ou  précieuse, elle traduit notre personnalité toute entière. Qu’elle soit  harmonieuse, murmurée ou chantée, c’est un instrument à part entière qui évolue dans le temps, la géographie et les cultures ».

La Fête 2013  invite donc à donner de la voix. Lyrique ou rock, beat box ou polyphonies, chant choral ou réaliste, karaoké… toutes les voix seront mises à l’honneur.

Environ 10 millions de spectateurs

La Fête de la Musique, aujourd’hui manifestation internationale, a été créée en France et sa première édition a eu lieu en 1982. La manifestation, qui a toujours lieu le 21 juin, a connu un joli succès dès ces premières éditions, succès qui n’a cessé de s’amplifier au fil des années. Résultat, en 2011, elle était déjà reprise par 110 pays sur les 5 continents.

Selon les chiffres du ministère de la Culture, la Fête de la Musique permettrait l’organisation de plus de 18000 concerts gratuits dans tout le pays, donnés par 5 millions de musiciens ou chanteurs amateurs. Et ce sont près de 10 millions de spectateurs qui profiteraient de ce bon moment.

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